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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:29

Dans un article sur l'usage du Bopomofo en informatique, j'explique comment on peut arriver à taper aisément des caractères chinois, et de manière plus éfficace qu'avec le Pinyin. Mais il existe deux autres méthodes pour l'entrée de caractères Chinois, bien moins utilisés que le Bopomofo (puisque nécéssitant un apprentissage laborieux), et ici je vais présenter une de ces deux méthodes : le Dayi (大易).


Principe de fonctionnement

Tout d'abord, le Dayi occupe beaucoup de place sur le clavier, puisque ses 46 caractères prennent quasiment toutes les touches d'un clavier. Sur les clavier taïwanais, où les trois méthodes sont utilisables, il occupe la partie inférieur droite des touches. A ce sujet, il possède l'inconvénient de rendre l'usage des ponctuations et des chiffres.

Il existe un autre inconvénient qui n'est pas des moindres, puisque l'utilisation de celui-ci implique que l'on connaisse l'écriture de tout les caractères que l'on veut taper, pas de place pour les trous de mémoire (ce qui arrive plus souvent qu'avec la phonétique). Mais cet inconvénient devient un avantage, lorsque l'on doit taper un caractère dont la prononciation est inconnue / oubliée. Il est également beaucoup plus précis que le Pinyin ou le Bopomofo, dans la mesure où l'on obtiendra toujours l'unique caractère désiré.


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Bref, le Dayi fonctionne par ce principe très simple de « clés », néanmoins différent des clés que tout sinophile à l'habitude de cotôyer. En effet, un caractère peut le plus souvent se décomposer en un ou plusieurs radicaux, que l'on retrouve plus ou moins régulièrement dans d'autres caractères, par exemple :

- 很, 鞎, 痕, 狠,  拫, 恨, 跟, 根... On retrouve toujours le caractère 艮 ;
- 門, 們, 間, 問, 捫, 悶... On retrouve toujours le caractère 門 ;
- 火, 燴, 焱, 炒, 熄, 災... on retrouve toujours le caractère 火, et ainsi de suite. On peut même trouver un caractère utilisant les deux dernières clé, comme celui-ci 焛.


Clés principales et auxiliaires

Le Dayi fonctionne donc ce principe d'addition des clés, que l'on entre suivant l'ordre de composition des caractères chinois (de haut en bas et de gauche à droite). Bien entendu, on ne trouve pas sur le clavier toutes les clés pouvant composer des caractères qui sont des centaines, il existe donc des « auxiliaires de formes », ressemblant au caractère de la touche, souvent mémorisable par de petits moyens mémo-techniques.

Ainsi, il y'a donc la petite phrase « 6片車門 (six pièces d'une portière de voiture) » qui indique donc que la touche 6 du clavier alpha-numérique, où se trouve le caractère 門, permet également d'acceder aux clés suivantes : 

- la clé des pièces  片 ;
- la clé de la voiture 車.


En plus de celles-ci :

- 爿 (le « mirroir » de 片) ;
- 丬qui est semblable à 爿 ;
- 丱 qui est semblable à 爿 et à 片 acollés ensemble ;
- 甫 qui est semblable à  車 ;
- 鬥 qui est semblable à 門.

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